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mardi 11 avril 2006

Commentaires

Eric

L'exemple récent le plus typique de calomnie, c'est l'extrait du livre de Franz-Olivier Gisbert (La Trégédie du président): ces phrases attribuées à Villepin ("La France, elle aime qu'on la prenne, ça la démange...") et qui ont été citées par tout ce que Paris (et la France) compte de cuistres.
Je n'entends pas ici défendre Villepin, mais simplement observer comment fonctionne la calomnie. Au bout de plusieurs semaines de rabachage de ces phrases, Villepin a fini par dire que c'en était trop. Les commentateurs ont alors commenté (c'est leur boulot): c'en est trop non de ces petites phrases mais du CPE...

La calomnie avait fait son effet. Aujourd'hui, Dominique de Villepin passe pour un... obsédé sexuel (et oui, la psychanlyse de bazard se glisse partout, même dans les journaux du soir... et ceux du matin).

Rappelons pour conclure que Villepin n'a peut-être jamais prononcé ces phrases. Et précisons que FOG les tenait (comme beaucoup de pièces importantes de son livre) de membres de l'entourage de Nicolas Sarkozy. Ce qui précède n'a pas précisément pour but (ni surtout pour effet) de faire cesser la calomnie. C'est bien ce qu'il fallait démontrer?

Steph

Eric : Oui, la calomnie est terrible car même quand elle est révélée, et la vérité rétablie, c’est le mal dit, plutôt que le bien, que les esprits retiennent. Les médias s’en font les vecteurs complaisants, et ce d’autant plus aisément qu’aucune sanction réelle ne les encourage à plus de prudence. Je déplore que l’objectivité de la presse sur une affaire se contente le plus souvent à dire : x dit cela (thèse), y dit ceci (antithèse) et voila, vous avez vu comme nous sommes objectifs et impartiaux ! Car la vérité, elle, n’est pas impartiale ; si x et y défendent des positions contradictoires sur un fait, il est évident que l’une des positions, ou un peu des deux, est fausse et que la vérité n’est pas dans les deux réunies. Quel plaisir si les journalistes faisaient leur métier dans ce qu’il a de plus noble, c’est-à-dire qu’ils essaient de mettre à jour ce qu’il en est des faits, plutôt que de rapporter des « on-dit ».

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