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samedi 13 mai 2006

Commentaires

nathalie

Dans mon métier, j'entends plus qu'il ne faudrait ce drame dans la relation parent/enfant. Souvent le fait de familles monoparentales. Il est difficile d'élever un enfant mais il y a une chose sur laquelle il ne faut pas tergiverser c'est la question de l'autorité. Elle est nécessaire afin que l'enfant puisse se construire en faisant très rapidement la distinction entre le bien et le mal (raccourci...) et surtout en apprenant la frustration, l'ennui,le non, les règles de vie individuelle et collective. Bref en exerçant ses libertés dans le respect de l'autre...
J'ai bien peur, pour le voir concrètement, qu'à 16 ans, il soit difficile pour cette mère d'inverser la situation... Mais il n'est jamais trop tard, elle peut dire non. Il faudra alors qu'elle accepte l'idée du conflit et peut-être même de perdre son fils quelque temps... Souvent quand on se dit "s'il ne modère pas son comportement, je peux ne plus le voir", cette force énoncée peut suffire à aider et à trouver un nouveau chemin.... Il y aurait tellment de choses à dire.. En tout cas, "bénigne" au départ, l'absence d'autorité est source d'une souffrance terrible à l'adolescence et à l'âge adulte.
Tous les jours, les jeunes avec qui je travaille, me renvoient la demande d'une autorité simple, saine et de repères.

Steph

Merci Nathalie pour ce commentaire. Il me semble en effet essentiel de faire savoir que l'exercice de l'autorité profite d'abord et avant tout à l'enfant. Qu'elle ne revient en aucun cas à assoir sur l'enfant une domination asservissante, mais qu'en lui apprenant à renoncer à certaines de ses pulsions, elle contribue à le rendre plus libre.

MarianneKipleur

Quel que soit l'âge de l'enfant, il faut savoir lui dire "non", c'est l'aider à se constituer et à trouver sa place dans la société. Je rencontre également régulièrement des parents qui ont peur , qui me disent "mais si je lui dis ça, il va me frapper ". Entre les parents qui ont peur de perdre l'enfant qui , seul, donne un sens à leur vie, et ceux qui en font leur maître, il y a du boulot chez les psy.

Steph

@MarianneKipleur: comme toi, j'entends également beaucoup ce discours parmi les parents. Que leur conseilles-tu quand ils te parlent de cette difficulté ? Je pose cette question car j'ai été confronté il y a quelques temps à une mère "dominée" et la seule chose que j'ai pu faire, c'est d'envoyer tout le monde chez un psy.

MarianneKipleur

Hélas, pas de solution toute faite, je passe beaucoup de temps à expliquer à la mère qui elle est, quels sont ses droits et devoirs et je l'envoie d'abord chez l'assistante sociale en lui demandant en plus d'en parler à son médecin traitant, le seul, à mon avis, susceptible de conduire à une démarche de prise en charge psychologique. Pour le dernier exemple que j'ai vécu, le gamin se comporte mieux en cours mais je n'ai pas revu la mère, je ne sais pas ce qui s'est passé ...

Merlin

Je me souviens d'une émission de télévision qui suivait une famille désespérée dont le 3e et dernier enfant était devenu un tyran pour toute la famille. Sa situation de "petit préféré" l'avait amené à renverser les rôles.
Les parents ne le punissaient jamais. Ils demandaient à l'enfant ce qu'il voulait manger et lui passaient ses changements d'avis incessants. Quand l'enfant refusait de s'habiller et se débattait comme un possédé, les parents attendaient et mettaient toute la famille en retard.

La nounou professionnelle qui était envoyée pour l'émission a dû réapprendre aux parents l'autorité. Une fois que l'enfant était puni quand il n'obéissait pas, qu'on ne le laissait pas choisir ni changer d'avis, qu'on le forçait à avancer, il redevenait un petit garçon très vivable. Il prenait même plaisir à manger, ce qu'il ne faisait jamais avant.

Malheureusement, après le départ de la nounou, ils ont relâché l'autorité, recommencé à lui passer ses caprices et c'était reparti. "La nounou était quand même trop sévère" disait la maman et hop, l'enfant était libéré...

Dans la même veine, j'avais vu une vidéo sur internet où un enfant d'environ 4 ans battait littéralement ses parents. Il piquait des colères et rouait ses parents de coups de poings et de pieds. Les parents se laissaient faire ou parfois ripostaient de la même façon mais mollement. Ces parents aussi devaient craindre leur enfant.

Maintenant quel est l'élément commun qui amène ces comportements, je n'en sais rien. A mon avis, il y a de nombreuses raisons qui varient d'un cas à l'autre. Et pour aider les parents dans ces situations, je crois que voir un bon psy n'est pas la plus mauvaise idée.

sircam

Je ne sais pas si on doit en rire ou en pleurer.

Si ce genre de comportements déviants devient fréquent au sein de la population, il y a fort à craindre de ces enfants-tyrans une fois qu'ils seront adultes.

Comment peut-on expliquer ce mélange de lâcheté et de stupidité chez certains parents, face à un gosse... de quatre ans ?!

MarianneKipleur

Il semble que l'explication serait dans la culpabilité ressentie par les parents d'être monopolisés par leur travail et peu disponibles, pour compenser ils n'oseraient pas dire non à ces chers enfants!

Steph

Ajoutons à cela que l'enfant n'est plus aujourd'hui perçu comme une fatalité, un cadeau des dieux impossible à refuser. L'enfant est désiré, mettant ainsi automatiquement les parents dans la situation de coupable: "c'est vous qui l'avez voulu alors pourquoi vous plaindre". c'est un fait que je constate régulièrement autour de moi. De jeunes mamans qui arrivent épuisées au boulot et qui doivent s'excuser auprès des autres de l'avoir bien voulu, cet enfant qui les épuise.

rad'

vous savez, il y a une chose, peu dite, mais bien réélle ds l'esprit d'un adolescent, c'est qu'aussi longtemps qu'il n'agresse pas sa mère il s'assure sa position au sein du foyer (la cas avec le père me semble différent), et plus encore, au moment même ou il lève la main sur la mère/ le père, il doit partir ( aussi bien par respect que par crainte des represail et de la vision des parents sur lui).

enfin, ayant 2 frère de ce genre, je peux dire que tant que si le djeun' est agressif c'est peut être (mais pas obligatoirement) pcq la mère a tant et tant d'amour pour son fils qu'il se sent sans cesse enfermé ds une espèce de cage, et cette agressivité est une forme de destruction de cette cage. esnuite je pense que la repression seule, ne mène a rien, j'ai vu mon père réprimé mes frères pour leur comportement, et ce sans discussion aucune, et aussi longtemps que la repression seule était excercé, l'agressivité restait. il a suffit que quelqu'un dise, calmement a l'un d'eux, "mais pourquoi tu es agressive avec lui, et toi, pourquoi tu le punis sans discussion ?" et ca s'est arrêté.

enfin, il faut aussi dans une certaine mesure que le djeun brise ce qui lui ai cher pour se rendre compte de sa valeur. peut être serait il bon que la mère propose a son fils (si c'est possible) de vivre seul quelques temps (une semaine par exemple, la mère prend des vacances, sont fils reste et se débrouille). pour qu'il se rende compte que tout n'est pas gratuit, qu'il y a ds la vie une sorte de principe de l'équivalence.

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