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vendredi 23 juin 2006

Commentaires

Steph

Je suis d’accord avec le fait que les jeunes adolescents mâles devraient apprendre à réfréner leurs instincts primaires. C’est là toute une éducation à faire, et on ne peut pas excuser les agressions sexuelles masculines du fait d’avoir été émoustillé par la vision du corps d’une jeune fille.
En même temps, est-ce une raison pour négliger d’apprendre aux jeunes filles à cultiver ce que j’oserai appeler, au risque de me voir taxer de réac’, de «pudeur», sachant bien évidemment que les normes de la pudeur varie d’une époque à l’autre ? Car raisonnerait-on correctement si, du fait que les hommes n’ont pas le droit de voler le bien d’autrui, on encourageait les gens à ne pas prendre leurs précautions pour préserver leur propriété ?
Dans l’idéal, je pense que ce serait aux parents, et non à la Loi, de prendre en charge cette éducation, à la fois de leurs fils et de leurs filles. Mais à défaut de cette éducation, que faire ? Ce qu’il convient de décider à mon sens, c’est du statut de ce manque d’éducation à la pudeur et à la tempérance. S’il a pour effet une atteinte aux droits de la personne humaine ou engendre un risque pour l’ordre public, cela justifierait que l’Etat s’en mêle. Pour l’heure, je suis plutôt d’avis qu’on devrait laisser aux parents et aux établissements scolaires (en concertation avec les parents d’élèves) le choix d’une politique éducative en la matière.
Enfin, je suis frappée par la mauvaise foi qui consiste d’une part, à encourager des comportements visant à exciter le désir masculin et de l’autre, à exiger que les hommes, jeunes ou non, restent de marbre. Dès qu’une personne entend rappeler qu’un adolescent et même un vieux Monsieur a des chances d’être sexuellement excité par la vue du corps d’une jeune fille, elle se trouve automatiquement taxée de réac’ et le mâle en question d’individu pervers. Pourtant, il s’agit là d’un processus biologique de base, sans laquelle la préservation de notre espèce serait gravement menacée.

nathalie

Une note très intéressante sur ce sujet ici:
www.sitedethierrylenain.hautetfort.com
Est-ce que ce débat n'est pas vain? Il s'agit seulement de bon sens de la part de tous les adultes.

MarianneKipleur

Il me semble normal que les établissements scolaires exigent une tenue décente ; j'ai ainsi rappelé cette semaine à un collégien en short très court, tongs et chapeau de paille que l'on n'était pas à la plage. On es tlà pour travailler, point. Question de bon sens, comme le dit Nathalie. A l'extérieur, que les filles montrent leur nombril ne me choque pas, à chaque individu de réfréner ses instincts, on n'est pas des bêtes !

Delphine Dumont

Tout à fait d'accord avec toi, Marianne. A l'école, on est sur un lieu de travail, on s'habille correctement, on ne montre pas ses sous-vêtements ou son nombril et ça, qu'on soit un garçon ou une fille.

J'entendais l'autre jour un proviseur dire : "C'est déjà beau qu'ils viennent, on ne va pas encore en plus leur faire des reproches sur leur tenue !". Je pense que si, justement. Il y a un message qui doit passer. L'école, c'est sérieux, il faut la respecter. On doit y apprendre, entre autres, à adapter son comportement et ses tenues aux situations.

Mais je crois que cela passe par une revalorisation générale de l'image de l'école. On l'a bien vu pendant la crise du CPE, les grévistes étaient de "sympathiques rebelles" et ils affrontaient d'affreux réacs préhistoriques. C'était plus ou moins le discours général des médias.

Je crois qu'il faut rappeler aux parents, aux élèves et aux personnels de l'éducation que l'école est une chance avant tout, il suffit de voir les pays sans école pour le comprendre. Rappeler aux médias que l'enfant a, certes, des droits, mais pas tous. Qu'il a aussi des devoirs. Que les professeurs (que ça paraît bête à dire !) sont des gens comme les autres et pas les membres d'une mystérieuse secte à la pensée unique. Etc...

Bref, il va falloir trouver une excellente attachée de presse pour l'Ecole ! :)

Quant aux hommes et aux garçons qui agressent parce qu'ils ont vu de la peau nue, ils sont agresseurs avant tout. Une fille, fut-elle uniquement habillée de la résille la plus fine, peut ne pas avoir envie d'autre chose que de se montrer. Aux hommes de montrer qu'ils savent réfréner leurs pulsions. Sinon, on en arrive à mettre un voile sur les cheveux des petites filles de 7 ans !

Merlin

Moi je dirais que peu importe où on place la limite de la décence pour autant que la limite est clairement définie au sein de chaque école.

En Belgique, l'enseignement libre (comprendre catholique par opposition à l'enseignement officiel mais tout aussi "gratuit") a généralement des règles plus strictes au niveau vestimentaire. A mon époque, un cerbère à l'entrée de l'école veillait à interdire les jupes trop courtes, les vêtements trop moulants, les couvre-chefs (*), les boucles d'oreilles pour les garçons ou les boucles trop imposantes pour les filles, les décolletés... A l'époque (il y a 10 ans hein, pas 50) la mode n'était pas à l'exhibition du nombril mais je pense que ça aurait aussi été interdit.
Bref, du moment que l'école pose la règle et la fait évoluer avec l'époque et le bon sens, je pense que le problème du nombril est bien futile.

(*) La question du port du voile ne se pose pas vraiment... dans une école catholique. ;)

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